Et lecteur.
Bienvenue chez moi.
Ou plus exactement sur une simple page électronique qui donne la vague illusion d'être de chez moi.
Ou d'être moi.
Je n'ai jamais vraiment su tenir un blog, mais cela m'aide souvent de mettre mes idées en ordre.
C'est bien trop souvent le bazar chez moi.
Comme il s'agit du premier article et qu'ici, je fais ce qu'il me plait, je vais me présenter.
Libre à toi de passer à la suite.
Ou de fermer cette fenêtre.
Ou bien de fermer ta fenêtre qui te provoque un sale petit courant d'air dans le cou et tu vas attraper froid.
Mais, plus pour moi que pour toi, je vais tenter de résumer ici qui je suis et comment j'entrevois le monde qui m'entoure.
Assurément, cela permettra peut-être à certaines personnes de mon entourage de me comprendre.
Donc voilà.
Mon Prénom ?
J'ai toute sorte de surnom sur Internet, mais le seul qui me conviennent vraiment, c'est mon véritable prénom. Souvent, l'on me demande quel nom j'aurais souhaité, et je réponds toujours que celui que j'ai me conviens parfaitement. Il me colle à la peau. Ses sonorités sont étrangères, d'un de ces pays immenses et glacés où la nature sauvage règne encore, où l'humain devient humble mais se dresse encore. Il signifie l'aube, le lever du jour. C'est le symbole du renouveau, de la naissance, de l'espoir, du printemps, du cycle éternel qui recommence. C'est l'un des moments le plus froid de la nuit, et il symbolise également la mort, la solitude, le dernier souffle de l'hiver mortel. C'est à cet instant que le ciel se tord dans un bleu virant sur le violet. Et si je devais me décrire par les couleurs, je dirais principalement le violet et le vert. Il est rare, en France. Je suis unique. Et ailleurs, loin, il est très courant. Je suis multiple. Je suis française. Je suis étrangère. Je suis Terre Mère. Je suis le Monde. Je suis l'Univers. Je suis l'Infini. Je suis le Temps qui passe parce que je vis. Je suis les Lieux qui changent parce que je suis le Temps. Je suis l'Humanité. Je suis le vivant. Je suis l'homme, la femme, l'enfant et le vieillard. Je suis moi Je suis vous. Je suis un Cycle.
Me décrire ?
« Je sais que je ne sais pas »
« Cesse de croire et instruis-toi »
« Ne fais jamais rien contre ta conscience, même si l'Etat te le demande. »
Trois phrases (pas de moi, la dernière est d'Einstein, mais j'ai oublié les autres) qui peuvent décrire ce que je fais, ce que je pense, qui je suis.
J'aime tout. Je ne sais pas où s'arrêtent mes limites. J'adore la musique. J'adore le classique. Cette puissance, ses sentiments, cette beauté... J'adore l'Opéra, j'en suis gaga. Je voudrais faire Mezzo-soprano, tiens. J'adore le métal. C'est la libération extrême. Je me vautre dans la pop, je danse encore sur le rock, je revendique sur du punk, je m'abandonne dans le goth, et tout ce qui traîne. La musique japonaise ? Je pourrais dire que je n'aime pas, mais pourquoi je chanterais Hikari ? Le reggae ? Hé , Sinsé ! Hé, Marley ! Vive la chanson française et les jeux de mots ! Le reste ? Connaît pas. Faudra voir ...
Ne pas partir avec des préjugés, mais ne pas partir partout. On finit par se perdre.
Je ne connais pas complètement mes limites. Physiques, si. Mon corps ne marche pas, et alors ? Mon esprit fonctionne, mon imagination déborde, parfois un peu trop sur la réalité. Je suis le genre de personne gravement dérangée qui connaît par c½ur le tableau périodique des éléments, l'alphabet russe, l'alphabet grec, les satellites importants de Saturne, les 16 autres de Jupiter, qui apprend les Hiragana alors qu'elle n'aime pas le japonais, qui tricote des écharpes et des mitaines, qui veut faire diplomate, adhérer au NPA, devenir Présidente de la République, abolir le capitalisme, faire du Yoga, manier un véritable katana, partir à 18 ans de Moscou à Dalian dans un train tout pourri qui traverse la Russie enneigée, vivre dans une petit maison de campagne avec un potager et des moutons, parler 50 langues, les apprendre seule, apprendre le piano seule, apprendre la basse seule, apprendre le braille seule, cherche un sourd ou quelqu'un qui connaît le langage des signes pour l'apprendre, ne perdre personne auquel elle tiens.
Je vis parfois un peu trop dans les nuages. J'oublie parfois qu'il est bon de redescendre.
J'ai espoir en l'humanité, mais pas en l'Homme. Je crois en des valeurs sûres qui finiront par triompher par les progrès sociaux et intellectuelles de l'Etre Humain. Je suis agnostique tendance athée. Je ne pense pas que Dieu existe, mais je ne peux pas affirmer qu'il n'existe pas. Peut-être une entité, un Être Suprême. Qui sait ? J'adore le monde et ses mystères. Je suis fascinée par l'Univers. Par les atomes. Je suis pour le droit à l'avortement, car une vie pas désirée n'est pas une vie. Je suis pour légalité homme/femme. Nous sommes intellectuellement aussi doués que nos confrères. Pour notre liberté, et notre choix de vie (maternité, boulot, les deux, rien...). Pour notre choix de sexualité, de contraception et de tout le blabla. Nous vivons.
Je pleure moins que je ne ris, mais je pleure mieux que je ne ris.
Je suis légèrement trop sentimentale. Pour les histoires des autres. Ne me demandez rien, je ne sais pas m'y prendre. Je ne panique pas. Ma vie est parfaite comme elle est. Alors, je peux aller voir celle des autres. Les coutumes de tous. Des gens intéressants, pas hypocrites, comme aujourd'hui. Je n'aime pas l'hypocrisie. Et pourtant, c'est l'une de mes plus grandes qualités. Voleur tendance assassin. Mais je ne serais jamais hypocrite sur les valeurs humaines. C'est la fraternité et l'intelligence qui nous font avancer, pas l'égoïsme et les larmes. Quitter notre état de bête et passer à celui d'Être Humain. Au fond, ne serais-ce pas cela l'Être Suprême ?
Souris à la vie. Tant que tu peux marcher, marche. Tant que tu peux courir, cours. Qu'importe si tu tombes. Tant que tu as ta tête, tu pourras toujours te relever.
Je suis tombée. J'ai appris à me raccrocher avant d'être complètement piégée. Avant que l'abîme ne soit trop grand. J'ai trouvé dans le corps des autres la mort, le coma, l'handicap, la maladie, la vie, le f½tus, l'enfant, la mort. Les cycles. J'ai appris à les voir dans mon propre corps. A les accepter. Qui je suis physiquement. Pour comprendre qui j'étais mentalement. Et j'en ris. Cherchez-moi, vous ne m'attraperez pas...
Je vais mourir. Demain ou dans cent ans. J'ai peur de mourir, de partir. Qu'est-ce qu'il y'aura derrière. Je ne sais pas. Et c'est ce qui me fascine. D'instinct, je dirais rien. Mais je ne sais pas. La réincarnation ? Bof. Le paradis ? Quelle horreur ! L'enfer ? J'aime pas le chaud, je tourne de l'½il. Juste notre âme qui survit, s'élève ? Plausible. Un ultime moment de grâce ? Super. Paix avec les gens que l'on aime, ce que l'on faudrait rencontrer, ceux qu'on aimerait faire exister ? Rêvons.
J'ai peur d'être devant ma mort. Je ne veux pas être seule. Je veux accomplir certains rêves. Je veux qu'elle vienne comme une amie que l'on attend et non pas comme la briseuse de vie. Mais j'accepte qu'elle soit là. Que vie rime avec mort, qu'ils s'agissent de deux mots inextricablement liés. Et j'avance. Et je lui ris au nez. Elle s'en fiche, elle le sait bien, elle, qu'elle aura le dernier mot. Au fond, j'l'aime bien. Parfois. Souriez.
A tout prendre au rire, j'en perds parfois de la crédibilité. Parfois même des amis.
Je suis optimiste. J'ai conscience parfois d'embellir quelque peu la réalité. Mais comme ferait-on pour avancer, s'il n'y a rien pour se raccrocher ? Je suis réaliste avec moi-même. Et exigeante. Très exigeante. Le pessimisme ne m'intéresse pas. C'est une manière de justifier l'abandon du combat. Le pessimisme, c'est la lâcheté. L'optimisme, le courage. Car il en faut, du courage, pour avancer dans un monde perfide. Perfide, certes, mais moins perfide qu'avant. Ce n'est pas si grave si les idées sur les conquêtes sociales, sur l'élévation de l'Être Humain ne fonctionnent pas. L'heure n'est pas encore venue. Le plus important, c'est qu'elles soient là. Et ça, c'est déjà merveilleux. La révolution ne s'est pas faite en un jour. Elle n'a pas fonctionné tout de suite. Mais elle a germé dans des esprits. Minoritaires. Puis dans les esprits. Puis elle a existé. Elle a presque fonctionné. Quoi, cela ne marche ? Qu'importe ! Inventez, inventez, merde ! Trouvez autre chose que la République, que la Démocratie, pour vivre heureux en communauté !
Magnifique réussite des politiques, de vous faire croire que tout est fichu, que les combats sociaux sont voués à l'échec, que le monde est triste. Consommez, consommez, et vous serez heureux.
Imbéciles ! Ce n'est pas en consommant que l'on devient heureux. C'est d'abord une quête de soi, une recherche de soi. Sortir de l'abîme, relever la tête, et surtout voir, voir combien notre monde peut être beau. Déceler l'éclat de lumière au c½ur des ténèbres. Et rire de tout. Avoir conscience de cet air qui pénètre en vous, gonfle vos poumons, emplie votre être, échange avec lui. Que vous êtes au c½ur d'un système beaucoup plus grand que vous ne comprendrez jamais, mais qu'importe ! C'est ce qui fait sa beauté, ce mystère. Que vous faites parti d'un cycle beaucoup plus compliqué, que vous ne comprendrez jamais, mais qu'importe ! Vous êtes en vie, et il y a des beautés insoupçonnées qui vous entourent. A vous de les décelez. D'apprécier. Vous avez 5 sens. Utilisez-les. Complètement.
Ne survivez plus. Vivez. Eprouvez.
Xiao Bai Tu, Petit Lapin Blanc, Crapaud, Av, Aube,Dawn, Svy, Svet, Svetlana, Светлана


